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Combat de reines des Haudères - 13 mai 2012

Le combat de reines des Haudères aura lieu le 13 mai 2012
Les reines du jour seront qualifiées pour la finale cantonale 2013.
Ambiance conviviale et authentique au menu !

Heure : 09.00-18.00
Date : 13.5.2012
Lieu : Les Haudères
Prix : 15.- adulte, 3.- enfant
Place assise en gradin y compris entrée: 30.-
Début des combats 9.00.
Menu "fleur d'Hérens", raclette, grillades, saucisses durant la pause de midi.
Début des finales 14.30

Des places assises vous sont proposées au prix de 30.- ; l'assurance d'avoir une bonne place tout au long de la journée.

Pré-réservations auprès d'Evolène Région Tourisme. 


Combat de reines aux Haudères le 29 avril 2012

Lits froids: Evolène mise sur des mazots 4 étoiles

L’acceptation de l’initiative Franz Weber accentue la pertinence d’un projet original de rénovation de granges.
Rev’Oleïnna - Evolène contre les lits froids
L'équipe  Rev’Oleïnna  - Crédit photo: Sédrik Nemeth
Les communes alpines vont devoir réfléchir autrement. Puisque le peuple suisse a choisi de limiter la proportion de résidences secondaires en acceptant l’initiative Franz Weber, construire de beaux chalets vendus à prix d’or n’est plus une option. Une possibilité est de miser sur l’existant. Cette idée, qui fait son chemin dans la commune d’Evolène, en Valais, précède le vote du 11 mars, mais sa pertinence n’en est qu’accrue aujourd’hui. Le principe imaginé par l’association Rev’Oleïnna est simple: rénover les mazots, granges et autres raccards abandonnés, dont le val d’Hérens regorge, et les louer. «Ce concept nous permet à la fois de mettre en valeur le patrimoine local et de limiter le nombre de lits froids, qui ne génèrent qu’une faible consommation dans l’économie locale», explique sa vice-présidente, Anne-Sophie Fioretto. Ces lits froids représentent 60% du total municipal, soit bien davantage que les 20% prévus par l’initiative populaire. Française d’origine, Evolénarde d’adoption, cette spécialiste du développement touristique porte ce projet avec trois propriétaires et un architecte, tous du coin. Le quintet a entamé sa réflexion sur la base d’un double constat. D’abord, «l’hôtellerie classique nécessite des investissements importants. Or, une commune comme Evolène ne peut pas régater avec les stations chics», expose Anne-Sophie Fioretto. Par ailleurs, les touristes se rendant dans le val d’Hérens recherchent justement cette authenticité. Il faut donc lier les deux contraintes.

Services traiteur et «bien-être»

Pour des séjours de courte ou de moyenne durée, Rev’Oleïnna veut offrir à la clientèle un hébergement haut de gamme, labellisé 4 étoiles, dans ces mazots rénovés dans le respect des traditions. Du confort et du design avec, en prime, un service hôtelier à la carte. Une nouvelle offre qui, en s’appuyant sur les commerçants locaux, comprendra aussi bien un service traiteur que des prestations «bien-être». Pour l’heure, Rev’Oleïnna a recensé quinze bâtiments d’intérêt dont le propriétaire a donné son accord de principe au projet. Deux options s’offrent à lui. Soit il rénove lui-même son bien puis le met en location via le réseau et empoche alors la majorité du revenu locatif. Soit il délègue la rénovation en sachant que le loyer qu’il percevra sera moindre. «Quoi qu’il advienne, les travaux devront respecter notre ligne architecturale», précise Anne-Sophie Fioretto. La transformation des quinze bâtiments, dont une partie de l’Hôtel Hermitage, un joyau historique, est évaluée à 12 millions de francs. Sous forme de prêts ou d’aides, la somme est à trouver auprès des différents partenaires privés et publics en charge de la promotion touristique et des régions de montagne. «Les travaux débuteront l’année prochaine en vue d’une mise en location dès 2014», espère la vice-présidente. A ce stade, l’association Rev’Oleïnna se muera en une société avec pour mission de commercialiser les mazots et d’assurer les services à la clientèle. Un tel concept existe déjà dans le Tessin, à Brontallo, dans le val de Bagnes et en Corse. Dans son dernier numéro 2011, Patrimoine Suisse consacre un dossier à la réaffectation des maisons paysannes en résidences principales ou en maisons vacances. Et avec l’entrée en force de l’initiative Franz Weber, il se pourrait bien que l’idée se propage hors du val d’Hérens.

Source : www.bilan.ch / Marc Guéniat, le 25 avril 2012

Evolène organisera quand même son combat de reines, le 13 mai 2012





Tous les passionnés de combats de reines sont invités à noter la date du 13 mai dans leur agenda: en effet le combat de reines qui a dû être annulé dimanche en raison de la tempête de foehn sera tout de même organisé le 13 mai, et les six premières de chaque catégorie obtiendront leur passeport pour la finale 2013. C'est ce qu'a confirmé à Cana9 Jean-Marc Dussez, président du comité d'organisation du Combat de reines d'Evolène.

Deux «rescapés» racontent leur périple


Les sept personnes bloquées à 3500 d'altitude ont été rapatriées lundi matin. La gardienne de la cabane et un technicien de Swisscom se sont confiés en exclusivité à «20 minutes».

Le toit arraché - Photo : Ingrid Alder

«C’était effroyable. Je n’avais jamais vu un vent d’une telle intensité». Ingrid Alder, la gardienne de la cabane Rossier, est soulagée. Lundi matin, un hélicoptère a enfin pu la rapatrier en plaine. Avec deux techniciens de Swisscom et quatre militaires, elle a passé deux jours bloquée dans la cabane située à 3500 mètres d’altitude au fond du Val d'Hérens.
La cabane Rossier assurait les communication radio pour la Patrouille des Glaciers. Samedi à midi, un hélicoptère aurait dû venir rechercher l’équipe de logistique qui s’y trouvait. Mais un foehn d’une force inhabituelle l’a empêché d’accéder au site. «Nous avons alors compris qu’on était condamnés à rester là», raconte la gardienne. «Nous avons eu peur, car on ne savait pas si la tempête allait encore s’aggraver ni combien de temps on allait rester bloqués. Et je n’avais des provisions que pour deux jours», confie Ingrid Alder.
«Les vents étaient tellement forts que c’était toute une expéditions d’aller aux WC», se souvient la Valaisanne en souriant. «Nous devions attendre que les rafales se calment et courir jusqu’aux toilettes qui se trouvent à l’extérieur du bâtiment. Puis nous devions tenir la porte pour qu’elle ne soit pas arrachée par le vent!»


Cabane à ciel ouvert


Durant la nuit de samedi à dimanche, le toit de la petite maison s’est détaché. «Un soldat m’a réveillée et m’a dit que le toit était parti. J’ai cru qu’il avait trop bu. Puis j’ai vu les étoiles au-dessus de moi ! Là, je l’ai cru ».
Le lendemain, la tempête s’était calmée. L’équipe a alors constaté avec effroi l’étendue des dégâts. «Une bonne partie du dortoir était à l’air libre et les matelas s’étaient envolés», décrit Ingrid Alder. Ne cédant pas à la panique, les occupants ont alors pris leur mal en patience en commençant les travaux de réparation.
Par chance, l'entente entre les sept captifs était bonne. «Ça s'est super bien passé», confirme Simon Marville, l'un des deux techniciens de Swisscom. «Pour protéger le matériel et ne pas souffrir du froid, nous avons tenté de boucher le trou avec des couvertures et des matelas», raconte-t-il. «Heureusement, nous avions le générateur à diesel de l'armée pour chauffer la cabane».

L’équipe a dû attendre jusqu’à lundi matin pour être secourue. Ingrid Alder avoue avoir été soulagée à la vue de l’hélicoptère. «A force, nous n’avions plus trop le moral. On pouvait voir la météo depuis notre ordinateur et elle n’annonçait rien de bon. Les militaires étaient très jeunes et n'étaient pas habitués à vivre en altitude dans de telles conditions.»

par Sophie Pieren/ofu


Source : 20 Minutes